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Des généralistes heureux ? Ça existe ?

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Charges du médecins
À l’occasion des ECN, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes médecins généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), ReAGJIR, a tenté de bannir les clichés et lieux communs redondants sur une jeune génération de médecin qui n’aurait pas la vocation, ou qui n’est peut-être pas disponible. Quel est le must du métier de généraliste ? Est-il possible de garder sa bonne humeur, tout en étant surbooké et sollicité sans cesse par des patients dans le lieu de son travail ou par téléphone ?

 

La vocation du médecin généraliste : un atout inhérent à l’exercice du métier

Un cursus de médecin, quelle que soit sa spécialité est long et fastidieux. En France, il faut attendre au moins 9 ans d’études difficiles pour pourvoir exercer en tant que tel. Le Docteur. Sophie AUGROS, Présidente de ReAGJIR, explique : « La plupart des médecins généralistes choisissent cette voie car ils ont envie de pratiquer cette médecine de premier recours et de suivre des patients, des familles toute leur vie. Certes, il faut s’accrocher pour réussir ses études mais, une fois que l’on a passé l’internat, un large choix d’installation s’offre à nous, laissant une grande liberté pour mener la vie que l’on souhaite : libéral en cabinet seul ou à plusieurs, libéral en maison ou pôle de santé, salarié en centre de santé, avec un exercice mixte libéral-salarié… Avec les besoins de santé des Français aujourd’hui et une population vieillissante, les possibilités sont très nombreuses. D’autant que les 5 années à venir vont être plus difficiles avec un nombre de généralistes en baisse. »  

D’ailleurs une étude faite par CNOM en 2016 (dans son Atlas de la démographie médicale) fut menée auprès de 2732 étudiants de 2e et 3e cycle, à révélé que 66 % des étudiants interrogés ont choisi la médecine générale après avoir effectué un stage dans cette spécialité en 2e cycle et que ces jeunes médecins souhaitent, à terme, exercer en tant que libéraux pour 58 % d’entre eux. 60 % préfèrent la pratique de la médecine générale. En effet, c’est le stage qui leur a donné envie de faire médecine générale, notamment pour le 3 e cycle et les fins de cursus (84 %). Il est alors cependant surprenant de relever une pénurie de généralistes sur le terrain, toujours en baisse (-8,4 % depuis 2007).  

Mesure à prendre dans la formation des futurs médecins

Bien que la filière médecine générale constitue une voie d’épanouissement professionnel comme les autres, ReAGJIR a voulu nous éclairer concernant quelques points perfectibles :

  • Augmenter les stages en ambulatoire pour les étudiants en médecine lors de leur formation.
  • accroître le nombre de terrains de stages et d’enseignants en médecine générale (maîtres de stage, chefs de clinique, maîtres de conférences ou professeurs des universités),
  • reconnaître véritablement la médecine générale comme une spécialité à part entière (c’est officiellement le cas depuis 10 ans) en promouvant cette filière, et en la faisant mieux connaître dans les amphithéâtres dès les premières années de médecine et également auprès du grand public,
  • et favoriser la diversité d’origine des étudiants…

Un médecin généraliste peut-il être heureux ?

Comment peut-on amener un étudiant en médecine générale à se décider de choisir cette filière ? C’est la question qui nous taraude en ce moment. Rien de tel que de voir des confrères exercer en toute aisance et éprouver du plaisir à prodiguer des soins aux patients. Un médecin généraliste ne doit pas se lamenter, d’autant que sa mission est essentiellement humanitaire.

C’est bien aussi de travailler en coopérant ensemble, c'est-à-dire que les jeunes peuvent remplacer ou collaborer avec les générations qui les précédent sans aucun complexe. De nos jours, les boites de permanence téléphonique externalisée, dédiées à la prise de rdv médicaux en ligne, facilitent le quotidien des généralistes. La digitalisation a en sus révolutionné le monde, notamment la relation patient/médecin qui a pris un nouvel élan.

Beaucoup de médecins ont par ailleurs pris des décisions par rapport à l’organisation de leur activité comme le Docteur. C.D. sur jesuisjeunegeneraliste.reagjir.fr : « J’ai décidé de prendre ce recul dans mon exercice avec une plage horaire d’une demi-journée par semaine (mercredi matin) sans voir de patients et des réunions avec mes associés régulièrement. Ce recul, c’est aussi ne pas passer 80 heures par semaine au boulot et garder une vie personnelle épanouie […] »  

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