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La télémédecine en France, enfin sortie du ghetto !

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telemedecine

Ce dont rêvaient les médecins et les patients jadis est devenu aujourd’hui une réalité. Désormais, un praticien est en mesure de faire un diagnostic par écran interposé. Plus besoin de se déplacer tant que la télémédecine élimine les distance et offre les mêmes conditions de soin via une téléconsultation et une télé-expertise depuis qu’elles sont entrées dans le droit commun français début janvier, dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale 2018.

 

Une pratique populaire mais un remboursement flou…

Le recours à la télémédecine en téléconsultation en France n’était au début qu’un projet pour les médecins dans la mesure où cette pratique, qui s’avérait intéressante n’était pas claire quant aux modalités de réalisation, tarifs de consultation et remboursement des patients. Voila pourquoi le 18 janvier dernier, face aux syndicats de médecins, l'Union des caisses d'assurance-maladie (Uncam) a ouvert la négociation conventionnelle sur la télémédecine afin d’encadrer et de démocratiser cette pratique. Dix ans se sont écoulés après sa reconnaissance officielle dans le droit national. Cette pratique médicale à part entière devrait enfin entrer dans l’an 1 de son déploiement et sortir du ghetto de la recherche : le 15 septembre 2018 est la date annoncée pour mettre en place des téléconsultations remboursées par l’Assurance Maladie partout en France.

"Ce qu’on va mettre en place le plus vite, c’est la prise en charge des patients âgés qui présentent une maladie de longue durée". Une autre question sera également à étudier, c’est celle de la rémunération des médecins, le coût des consultations et la sécurité des données transférées : "Concrètement, ce qu’on va mettre en place le plus vite, c’est la prise en charge des patients âgés qui présentent une maladie de longue durée, pour lesquels on va mettre en place un suivi." renchérit Jacques Battistoni.

Toutefois, contrairement à ce que certains pensent, cette initiative vise à faciliter le soin pour les patients, traiter les cas d’urgence avec plus d’efficacité sans pour autant déshumaniser la relation la relation médecin/patient. Le président du syndicat MG France considère, lui, que "ça ne la remplace pas, ni le contact, ni l’examen clinique mais il est évident que ça permet de faire des choses dans l’intervalle complémentaires, supplémentaires éventuellement."

 

Conditions tarifs et remboursements

Du 18 janvier au 18 avril, les cinq syndicats de médecins et l’Assurance maladie ont étudié les conditions de cette médecine sans contact et la grille des remboursements. Des compromis de part et d’autre ont été réalisés. La CNAM qui a lâché du lest sur la généralisation de la téléconsultation dès le 15 septembre 2018 s’est cependant montrée plus ferme sur la question des tarifs et a précisé que la facturation des actes de téléconsultation sera comprise entre 25 et 30 euros, tandis que les médecins sollicités pour une télé-expertise seront rémunérés entre 12 et 20 euros. Quant au forfait annuel pour permettre aux médecins de s'équiper, sera de 525 euros, loin des 1 000 euros minimum demandés par leurs syndicats. En effet, c’est une nouvelle ère qui s’annonce prometteuse pour la médecine où 500 000 actes sont prévue en 2019, et 1,4 million en 2022.

Un généraliste qui fera une téléconsultation aura 25 €, soit la même somme que pour une consultation classique. Idem pour un spécialiste qui, lui, touchera 30 €.

« Dans l’immense majorité des cas, les patients continueront à aller chez leur médecin. Mais dans cinq ans, il y a aura plusieurs millions d’actes de télémédecine chaque année, estime-on à l’assurance-maladie. La téléconsultation pourra être un recours pour les patients peu mobiles ou âgés. Elle pourra aussi faciliter l’accès à un médecin dans les zones sous-dotées. »

Le recueil du consentement du patient sera toutefois exigé : aucune consultation à distance ne pourra lui être imposée, et celle-ci devra se faire par visio-conférence et non par un accueil médical téléphonique. « Il est très important que médecins et patients puissent se voir, même par écran interposé », souligne Lydie Canipel, secrétaire générale de la Société française de télémédecine (SFT).

 

Les hôpitaux des locomotives de télémédecine

Nicolas Revel, directeur de la CNAM-TS a récemment affirmé que les hôpitaux sont déjà impliqués, voire moteurs dans un certain nombre d’expérimentations mettant en œuvre, par exemple, des téléconsultations de second recours ou des télé-expertises : « 91% des projets médicaux des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) comportent un volet télémédecine », a ainsi rappelé Clémence Mainpin, chef de projet ministériel sur les GHT au sein de la Direction générale de l’Offre de Soins (DGOS). Coté tarifs les praticiens devraient appliquer ceux des actes effectués lors des consultations externes, c'est-à-dire ceux qui figurent déjà dans la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP). Un tel financement permettra aux hôpitaux désormais de s’imposer comme des locomotives du déploiement de la télémédecine sur les territoires. 

 

 

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