En partenariat avec
logo doctolib

Que faudrait-il faire pour finir avec le problème des déserts médicaux ?

Retour aux articles

 

deserts medicaux
Emmanuel Macron a prévu de doubler le nombre de maisons de santé et de créer un service sanitaire afin de freiner un peu les inégalités territoriales d’accès aux soins.

Le dossier des déserts médicaux figurerait en tête de liste parmi la pile de dossiers de santé. Le président a promis d'accroître le nombre de maisons de santé pendant le quinquennat (il devrait y en avoir 1.200 fin 2017). Il envisage créer un service sanitaire de 3 mois pour 40.000 étudiants en médecine, pour faire de la prévention et du dépistage dans les zones rurales et fragiles. Mais cela serait-il suffisant pour repeupler les communes abandonnées par les médecins ?

L’accès aux soins a bien reculé ces dernières années

Ces dernières années, l'accès aux soins ne cesse de régresser en dépit de toutes les tentatives réparatrices du gouvernement pour maintenir un premier recours sur le terrain (maisons de santé, contrats aidés, etc.).

La Direction de la recherche (DREES) du ministère de la Santé a publié des données sur les déserts médicaux qui a relevé que 8,6 % de la population vit dans une commune souffrant d'une pénurie de médecins généralistes en 2015, et ce contre 7,6 % en 2012. De plus l'âge moyen des praticiens libéraux dans les communes sous-denses est 55 ans. Il est plus élevé que dans le reste du territoire. Cela annonce davantage de départs dans les prochaines années. Outre le vieillissement des professionnels il y a aussi la montée de l'exercice de groupe, qui concentre les effectifs dans certaines communes, et l'augmentation de la proportion de remplaçants qui, ne constitue pas toutefois une nouvelle offre de soins constante.

En juin 2016, l'association UFC-Que Choisir a déjà alerté les Français aux déserts médicaux.
L’association a calculé l’offre de soins disponible en limitant le temps de trajet maximal entre le domicile et le cabinet du médecin de 30 minutes pour les généralistes et de 45 minutes pour les spécialistes. Elle a même appelé les députés à ne pas céder aux lobbies proposant que "Les zones d'accès restreint amèneront les médecins à réinvestir des territoires où les besoins de santé sont immenses", le but consiste à finir avec le dogme de la liberté totale d'installation des médecins, qui doit s'arrêter là où commence le droit des usagers à se soigner". "C'est à cette condition seulement que l'on pourra mettre un terme à la désertification", assure-t-elle. Mais les syndicats de médecins libéraux avaient dénoncé une volonté "de contraindre la liberté d'installation" des praticiens et une "inégalité de traitement". L'Ordre des médecins a regretté quant à lui "une fausse solution" et depuis on ne cesse d’en recenser les échecs.  

Que faudrait-il faire ?

Devant le nombre aussi élevé de médecins, 281 000 inscrits à l'ordre, 215 000 en activité en 2016 pour une densité moyenne de 3,6 pour 1000 hab, l’abolition des déserts médicaux, peut être envisageable dans les années qui viennent. La disparition du "médecin de famille" qui est certes programmée est l’œuvre de la retraite des médecins généralistes qui ne sont pas remplacés.

Cette pénurie entraine à sa suite un autre problème, celui du dépassement des honoraires. Entre 2007 et 2015, le nombre de généralistes a diminué de 10 %, face à un nombre de spécialistes en augmentation, 6 % pour les spécialités médicales, 25 % pour les chirurgicales. Pour combattre les inégalités d'accès aux soins, il faut équiper les régions (densité commerciale, offre culturelle et sportive, cinémas, bureau de poste, gendarmerie, taux de chômage...) et faciliter l’accessibilité (gare SNCF). Il faut aussi trouver les formes d'organisation conformes aux besoins de la population et aux aspirations des praticiens.

L'enquête du Conseil de l'Ordre des médecins incite à promouvoir les collaborations inter et intra professionnelles. La numérisation des données médicales et le recours aux applications d’e-santé, prise de rdv patient en ligne, service de télésecrétariat, constituent désormais les meilleures alternatives. On peut même parler d’un diagnostic par "Skype" si un haut débit est installé sur tout le territoire. Toutefois, pour y aboutir il serait nécessaire de financer les actes de télémédecine.  

Recentrez-vous
sur l'essentiel
Télésecrétariat médical
Prise de RDV en ligne
Agenda partagé
A propos de Calleo
Spécialiste du télésecrétariat 100% médical, Calleo vous permet d’offrir à vos patients la qualité de service qu’ils méritent et de retrouver le plaisir d’un exercice serein.