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Système de soins 2018 : réforme et stratégies de transformation

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Devant un système au bord de l’implosion, toujours en crise, Emmanuel Macron, a décidé d’agir en présentant sa réforme. Les mesures prises seraient une sorte de «piliers de l'État providence du XXIe siècle» braquant toute l’attention sur le patient. Quelles en sont les grandes lignes ?

 

Une médecine de proximité pour soulager les hôpitaux

Avant la prise de parole d’Emmanuel Macron le 18 Septembre, Agnès Buzyn, ministre de la santé, a préparé le terrain sur France 2, précisant les projets de la médecine de proximité « Nous allons réorganiser la médecine de proximité et soulager quelque part l'hôpital qui souffre de certains dysfonctionnements ».

 « Clairement, les urgences sont un symptôme d'un dysfonctionnement, a-t-elle précisé. Les urgences sont pleines de patients qui ne trouvent pas de médecin et vont aux urgences alors qu'ils n'ont pas une maladie qui nécessite un urgentiste formé à un infarctus. Il faut que la médecine libérale dans les cabinets permette l'accès aux soins plus facilement pour les Français et désengorgent les urgences. »

La ministre a par ailleurs promis « des moyens supplémentaires ». « Évidemment, il y a des moyens supplémentaires, on ne peut pas réformer à budget constant », a-t-elle déclaré. Toutefois, la réforme s’étendra sur « plusieurs années ».

 

Les principaux points du plan présentés par Emmanuel Macron

Il s’agit d’un investissement de 3,4 milliards d'euros d'ici 2022 avec la suppression du numerus clausus en 2020... Le président Emmanuel Macron a présenté le 18 septembre une réforme du secteur de santé, visant à renforcer l'offre de soins "pour les 50 années à venir"."Notre système de santé ne souffre pas d'abord d'un problème de sous-financement. Il pêche par un vrai handicap d'organisation", a estimé le chef de l'État rappelant le "risque d'implosion" de l'hôpital. Après les derniers diagnostics alarmants, il a présenté cette réforme comme  "un des piliers" de "l'État-providence du 21ème siècle" qu'il avait déjà voulu "refonder" dans son projet de lutte contre la pauvreté, il y a moins d’un mois. 

 

3,4 milliards d'investissement d'ici à 2022

Les crédits de l'assurance maladie seront de 2,5% l'an prochain, ce qui avoisine 400 millions d'euros de plus. Quant au montant global prévu est de 3,4 milliards d'euros d'ici 2022.

Dans le détail

  • près d'1,6 milliard d'euros sera consacré à "la structuration des soins dans les territoires",
  • 920 millions à l'investissement hospitalier,
  • 500 millions à la "transformation numérique"
  • et 420 millions à "l'évolution des métiers et des formations".

 

Fin du numerus clausus et création de postes d’assistants médicaux

Le président a confirmé le renoncement à l'emblématique numerus clausus et de la première année commune aux études de santé. Le redoutable concours qui a tant contrarié les générations d'étudiants, qualifié d'"absurdité" par le président, ainsi que les quotas de places en médecine, pharmacie, dentaire et maïeutique (sages-femmes), seront supprimés d’ici 2020.

Un budget consistant sera également consacré à la création de 4.000 postes d'"assistants médicaux" dans le but de "décharger" les médecins des tâches administratives et de certains actes simples. Cette initiative tend à d'inciter les médecins à travailler en coordination ou au sein d'une équipe de soins. Dès 2019, de nouveaux financements seront consacrées pour des maladies chroniques comme le diabète et l'insuffisance rénale, ce qui conduira les hôpitaux et professionnels de santé libéraux à se coordonner et à partager une rémunération forfaitaire.

 

400 postes supplémentaires de médecins généralistes pour finir avec les déserts médicaux

Emmanuel Macron a précisé qu’il souhaite que "dès 2019, 400 postes supplémentaires de médecins généralistes à exercice partagé ville-hôpital puissent être financés et envoyés dans les territoires prioritaires" et ce dans l’intention d’abolir le problème des déserts médicaux. Il a aussi rappelé que les services d'urgence doivent progressivement être réservés aux "urgences vitales", relevant les derniers dysfonctionnements du Samu qui ont conduit notamment à la mort d'une jeune femme, et dont la responsabilité n’incombe pas aux professionnels de santé mais plutôt elle est due à une mauvaise organisation.

 

La télémédecine désormais autorisée et remboursée

Puisque le gouvernement a fait de la télémédecine un pilier de son plan de lutte contre les déserts médicaux, dans le budget il tablait sur 500.000 actes en 2019, un million en 2020, puis 1,3 million en 2021.

Mais au bout du compte, l’accord conventionnel qui était en discussion entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins libéraux sur la mise en œuvre de la télémédecine a été validé !  C’est à partir du 15 septembre que l’on a commencé à considérer les téléconsultations vidéo comme les consultations “classiques”, en respect du parcours de soin, ce qui autorise leur remboursement. Les médecins bénéficieront ainsi d’un “forfait structure”  pour leur faciliter l’acquisition d’un équipement convenable pour la  pratique de la télémédecine.

Mais "Dans tous les cas, c'est le médecin (...) qui décide des conditions dans lesquelles doit se réaliser cette consultation à distance", souligne la Cnam. La facturation est la même que pour une consultation classique, dont le montant varie de 23 à 58,50 euros selon la spécialité (hors dépassements d'honoraires), pris en charge par la Sécu à hauteur de 70% et par les complémentaires de santé pour les 30% restants.

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